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Archive for February, 2013

La législation du travail aérien est un réel challenge commercial pour les compagnies aériennes. Les avions transportent toujours plus de passagers et passent moins de temps dans les aéroports. Cette transformation a un impact considérable sur un secteur qui emploie plus de 8 millions de personnes dans le monde. Pour effectuer une rotation, un avion nécessite les efforts conjugués de douze professions distinctes: agents d’embarquement, billettistes, agents de piste, de fret, bagagistes, pilotes, personnel de cabine, mécaniciens, personnel de nettoyage, service de restauration et ravitaillement en carburant. Le challenge est humain, mais surtout commercial car c’est bien de concurrence et internationale dont il s’agit, notamment pour construire et se développer, mais dans le cas de certaines compagnies aériennes, uniquement pour survivre. Ces équipes travaillent parfois pour plusieurs compagnies et ne s’entendent pas forcément très bien. Souvent, elles ne communiquent peu, voire pas du tout. Et quand des retards se produisent, une course folle s’engage pour rejeter la faute sur l’autre. Mais les choses peuvent aussi se passer autrement. De nombreuses compagnies disposent de pilotes qui acceptent de participer au chargement des bagages, si c’est nécessaire pour pouvoir décoller à l’heure. «Des pilotes portant les valises des passagers à bord de vols régionaux, cela ne pose pas vraiment problème. J’avais l’habitude de le faire quand je travaillais sur des vols court-courrier», a déclaré à OIT Info un pilote employé par une compagnie américaine. «Mais quand la direction nous a dit que nous devions aussi nettoyer la cabine après le départ des passagers – et qu’il ne nous donnerait ni gants ni rien d’autre – c’est à ce moment-là que j’ai dit non, pas question», ajoute-t-il. C’est donc le modèle low cost à la Ryanair qui est remis en question, en dépit de l’évidence économique de réussite. C’est là que réside le challenge commercial de ses compagnies qui doivent booster leurs ventes, tout en maintenant un niveau décent de prestations sociales. Selon ce pilote, qui veut garder l’anonymat, les fusions et acquisitions ont également eu un fort impact sur les salaires dans l’industrie de l’aviation civile. Quand sa compagnie a été absorbée, dit-il, «on nous a fait une coupe militaire – ils ont coupé 40 pour cent de notre rémunération, 50 pour cent si vous intégrez les prestations. Beaucoup d’entre nous travaillent depuis 30 ans environ et nous réalisons que nous ne pouvons pas prendre notre retraite.» Comme se résoudra ce challenge commercial aérien ? Sans doute avec de la sueur et des larmes, et également sans doute beaucoup de failles. A lire également dans Challenge Commercial.

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