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Archive for March, 2014

Séminaire sur la furtivité

On ne pourrait concevoir un avion de chasse ou l’avion du futur sans le concept de furtivité. Et c’est justement l’objet du séminaire organisé à Toulouse le mois prochain afin d’envisager le futur de la furtivité dans le design des avions. Pour rappel, c’est F-117 qui a révélé au monde que le concept était non seulement viable, mais surtout qu’il deviendrait un standard obligatoire. Après des années de développement, le premier chasseur-bombardier furtif viable de la société Lockheed Martin Corporation, le Nighthawk F-117, réalisa sa première opération en 1983. Sa technologie le rendait pratiquement invisible aux radars traditionnels. La forme arrondie des avions traditionnels améliore leur aérodynamique, mais les rend détectables par les radars ennemis. Les concepteurs du F-117 réalisèrent qu’un avion à l’ossature constituée de triangles et d’angles obtus reflétait moins d’énergie vers des radars. De plus, la surface de l’avion est recouverte de peinture absorbant les signaux radars. L’ajout d’un stabilisateur spécifique et la réduction de la signature thermique comptent également parmi les spécificités de cet engin, toutefois intrinsèquement instable et incapable de voler sans son système informatique onéreux. La Défense américaine nia l’existence des avions furtifs jusqu’en 1988, lorsque les premières photographies granuleuses firent leur apparition. L’avion furtif effectua sa première mission militaire en 1989 et devint rapidement l’arme de choix pour certaines opérations. Son retrait programmé en 2008 est dû à l’introduction d’appareils plus performants. Il faut se rappeler la découverte par le monde entier de l’existence de ces avions lors de la première guerre du Golfe, alors que les américains bombardaient alors les cibles de Saddam Hussein. Et pendant que des années durant certains on cru voir des UFO au dessus de la célèbre Area 51, c’était bel et bien le F-117 qui était en exercice. Ce séminaire sur la furtivité devrait permettre, avec le concours de nombreux spécialistes, d’édicter des règles qui permettent de figer des standards et surtout de penser au futur de l’aviation militaire. Les conclusions seront rendues publiques, avec l’intégralité des discours sur le site de l’organisateur qui est l’Agence Séminaire.

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Quand Dieppe se paye un Fouga

La ville de Dieppe s’offre un Fouga Magister pour commémorer son 14 juillet. Information à confirmer, mais il semblerait que la commune ait eu envie de marquer le coup et d’attirer un maximum de touristes en quêtes de sensations. Pourtant Dieppe à de quoi plaire car c’est une très jolie ville. L’histoire du tourisme balnéaire commence à Dieppe en 1824, sous l’ombrelle de la Duchesse de Berry. La station dispute au Tréport la plus courte distance entre Paris et la mer. Ce livre se devait de s’y arrêter ! Une pause donc dans ce grand port qui accumule événements et monuments historiques. Tout commence au château-musée dont les fortifications moyenâgeuses surplombent la ville. Elles permirent de bouter définitivement les Anglais belliqueux hors de Dieppe. Anglais qui désormais profitent fréquemment de la liaison Newhaven-Dieppe (le chemin inverse nous rapproche de Brighton, la célèbre station balnéaire britannique). Le shopping à la française se concentre dans la Grande rue où siègent toutes les franchises du moment. Le quartier de l’église Saint-Rémy réunit quant à lui antiquités et brocantes. Qui dit shopping dit lieu de rendez-vous et c’est au Grand Café des Tribunaux que tout le monde se retrouve. L’ambiance est donc urbaine et l’esprit balnéaire est rangé au rang de souvenir, avec les diabolos, yoyos et autres coquillages et terres-cuites peintes. La plage de galets et les quais nous rappellent à la mer, que l’on retrouve généreusement dans son assiette. Les spécialités sont nombreuses, rajoutez-y la bonne formule « à la dieppoise » et tout est dit. A table donc : au Bas-Fort Blanc aux pieds du château au terme d’un apéro au Bar O Mètre, au casino pour son Horizon ou au joli Bistrot du Poller, sympathique table (souvent complet) de l’ancien quartier des pêcheurs. On pourra y dormir à la Villa des Capucíns, dont le jardin nous donne plus d’envie que les hôtels à séminaires du front de mer. Et malgré tout cela, la ville veut encore améliorer son attractivité. Chose faite avec ce Fouga Magister, si l’information est confirmée. Si c’était le cas, vous aurez l’information sur le site spécialisé sur ce type d’avion et qui est spécialisé également sur le vol en Fouga Magister (suivez le lien pour plus d’informations).

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Du charter en Harrier

Amateurs de sensations fortes et d’avions de légendes, rapprochez vous des côtes anglaises puisqu’une association vient de lancer un concept unique – prendre des passagers sur un Harrier. Le principe est simple : vous avez peu de temps et beaucoup d’argent, alors ne perdez pas votre temps et vivez une expérience inoubliable, en effectuant votre trajet avion en Harrier. Disponibilité sur toute l’Europe, d’autant que c’est un avion extraordinaire. Le Harrien conçu par la société anglaise Hawker-Siddeley est un chasseur à réaction, destiné à l’attaque au sol, capable de décoller et d’atterrir à la verticale (VTOL, ou Vertical Take-Off and Landing). Le but est de s’affranchir de pistes. Le développement et la mise au point ont été longs, mais aujourd’hui, le Harrier demeure le seul chasseur de ce type à être opérationnel en attendant l’arrivée du F-35. Quatre tuyères pivotantes en différents points de la cellule permettent au pilote d’orienter le flux du réacteur pour faire évoluer l’appareil à faible vitesse. Après accélération, l’appareil se comporte comme un chasseur traditionnel. En fin de mission, il peut de nouveau décélérer et revenir se poser verticalement. Les décollages et les atterrissages à la verticale étant gourmands en carburant, l’appareil décolle généralement sur courte distance, s’aidant d’une rampe inclinée sur les porte-avions. L’appareil a été commandé par la Royal Air Force, les US Marines, la Marine et les forces aériennes espagnoles. Environ 800 ont été produits depuis le premier vol du prototype en 1967. Le Harrier a été utilisé par la Royal Navy lors des combats face à la force aérienne argentine durant la guerre des Malouines. Avec sa capacité à orienter les tuyères, il peut, en combat tournoyant, réduire son rayon de virage grâce à la poussée vectorielle. L’appareil vole à vitesse subsonique (Mach 0,9), juste sous la limite du mur du son. Pour refroidir le réacteur; les opérations verticales sont limitées à cinq minutes environ. Inscriptions sur le site Bapteme de l’air.

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