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Archive for July, 2017

Les personnes séropositives décédées pourront désormais recevoir des soins funéraires de conservation des corps, ce qui leur était interdit depuis 1986, selon un arrêté paru jeudi au Journal officiel. La levée de cette interdiction, qui concerne aussi les personnes décédées atteintes d’hépatites, était réclamée de longue date par les associations de lutte contre le sida. Elle prendra effet le 1er janvier 2018. Les soins de conservation des corps (thanatopraxie), qui visent à retarder le processus de décomposition, consistent en particulier à injecter dans le système vasculaire un produit antiseptique et conservateur à la place du sang. Ces soins étaient jusque-là interdits aux personnes décédées séropositives et atteintes d’hépatites en vertu de deux textes datant de 1986 puis 1998 par crainte de contamination. Selon l’arrêté publié jeudi et signé par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le sida et les hépatites ont été retirés de la liste des maladies concernées par cette interdiction. « Belle victoire à 3 jours de l’IAS (la conférence internationale de recherche sur le sida, qui débutera dimanche à Paris, ndlr) », a tweeté l’association Act Up Paris. « C’est une grande victoire dans la lutte contre la sérophobie et pour la dignité des personnes séropositives et de leurs proches », a tweeté l’association Aides. « Après 20 ans de combats! Les séropositifs ne sont plus discriminés après leur mort », a réagi le conseiller régional d’Ile-de-France et militant de la lutte contre le sida Jean-Luc Romero, également sur Twitter. Les soins funéraires de conservation des corps restent interdits dans le cas de personnes qui seraient décédées de la maladie de Creutzfeld-Jakob, de tout « état septique grave », de la rage, du choléra ou de la peste. Juste après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, des associations de lutte contre le sida l’avaient interpellé pour lui demander la levée de l’interdiction. « Trente et un ans après son instauration, vous avez, Monsieur le Président, l’occasion de mettre un terme à cette discrimination gravée dans le droit français. Nous vous demandons de la saisir, sans attendre », avaient ainsi demandé Act-Up Paris, AIDES, Sidaction et SOS Hépatites dans un communiqué commun. Ces associations avaient souligné « qu’aucun cas de transmission du VIH à un professionnel des soins funéraires dans le cadre de son activité (n’avait) été rapporté ».

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Le Guatemala depuis les airs

Un voyage pour affaires m’a récemment permis de découvrir le Guatemala, l’un des derniers pays d’Amérique du Sud dans lequel je n’étais pas encore allé. Profitant de quelques heures de liberté, je me suis immédiatement rendu à Izabel pour découvrir Quiriguá. C’est en effet une sorte de rituel qui s’est mis en place au fil des années. Chaque fois que je visite cette partie du monde, j’essaie de visiter un site maya, inca, ou aztèque. Je soupçonne Les mystérieuses cités d’or d’être à l’origine de ce rituel, mais qu’importe : le fait est que j’apprécie toujours autant ces civilisations très éloignées de la nôtre. Lors de cette visite, je suis même allé plus loin dans le rituel, puisque j’ai visité Quiriguá à pied, mais aussi en hélicoptère (voilà ce qui se passe quand on a du mal à dire non à une personne sympathique, qui se trouve comme par hasard avoir une visite guidée en hélico à vous vendre). Bref, Quiriguá, donc. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un site maya doté de certaines des plus belles stèles archéologiques du monde. C’était un centre maya autrefois prospère. Mais pour une raison depuis longtemps oubliée, Quiriguá fut abandonné aux environs du Xe siècle. Les souverains de Quiriguá s’étaient enrichis grâce aux ressources naturelles des environs, dont la plus lucrative était le jade. Le site fut redécouvert par les Européens au XVIIIe siècle et acheté par la United Fruit Company, une société américaine, au début du XXe siècle. Les ruines mayas, qui abritent certaines des plus belles stèles précolombiennes du monde, sont par conséquent entourées… de plantations fruitières. Les plus anciennes des ruines datent de 550 environ (bien que le site ait été habité bien avant encore, d’après ce que j’ai pu comprendre). On sait que le nom de Quiriguá existait dès le VIIIe siècle, car il apparaît sur des sculptures de cette période. Quiriguá jouissait de relations étroites avec Copán, au Honduras, et les sculptures sur pierre des deux sites possèdent des caractéristiques communes. Quiriguá était bien plus petite que Copán et donc considérée comme moins importante, mais la domination de Copán s’écroula au VIIIe siècle, quand son souverain fut capturé par celui de Quiriguá, qui gagna ainsi son indépendance. Les ruines de Quiriguá comprennent une place autour de laquelle se dressent neuf stèles richement ornées, dont la plus grande mesure douze mètres de haut (dont huit au-dessus du sol, le reste étant enfoui). Près de là se trouvent les vestiges d’une pyramide autrefois imposante, une acropole en ruine et des sculptures de pierre qui auraient autrefois formé des autels. Les stèles et les autels sont décorés de figures humaines (certains personnages sont d’ailleurs dotés de barbe, élément inhabituel dans l’art maya ; je n’en avais encore jamais vu, en tout cas) et animales, dont des tortues, des grenouilles et des jaguars. Quiriguá est aussi célèbre pour ses représentations de créatures zoomorphes, en partie animales et en partie humaines. Voilà pour cette brève présentation du lieu. Difficile de retranscrire l’émotion que l’on ressent devant ces constructions bien plus solides que nos immeubles actuels, et qui se dresseront encore quand nos villes ne seront plus que ruines. Le mieux, je crois, reste encore de voir par soi-même. Le vol en hélicoptère, quoiqu’un peu mouvementé, a aussi été la bonne découverte de cette journée. Je retenterai l’expérience, à l’occasion. Suivez le lien pour en savoir plus sur ce baptême en hélicoptère.

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