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Posts Tagged ‘hélicoptère’

Le Guatemala depuis les airs

Un voyage pour affaires m’a récemment permis de découvrir le Guatemala, l’un des derniers pays d’Amérique du Sud dans lequel je n’étais pas encore allé. Profitant de quelques heures de liberté, je me suis immédiatement rendu à Izabel pour découvrir Quiriguá. C’est en effet une sorte de rituel qui s’est mis en place au fil des années. Chaque fois que je visite cette partie du monde, j’essaie de visiter un site maya, inca, ou aztèque. Je soupçonne Les mystérieuses cités d’or d’être à l’origine de ce rituel, mais qu’importe : le fait est que j’apprécie toujours autant ces civilisations très éloignées de la nôtre. Lors de cette visite, je suis même allé plus loin dans le rituel, puisque j’ai visité Quiriguá à pied, mais aussi en hélicoptère (voilà ce qui se passe quand on a du mal à dire non à une personne sympathique, qui se trouve comme par hasard avoir une visite guidée en hélico à vous vendre). Bref, Quiriguá, donc. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un site maya doté de certaines des plus belles stèles archéologiques du monde. C’était un centre maya autrefois prospère. Mais pour une raison depuis longtemps oubliée, Quiriguá fut abandonné aux environs du Xe siècle. Les souverains de Quiriguá s’étaient enrichis grâce aux ressources naturelles des environs, dont la plus lucrative était le jade. Le site fut redécouvert par les Européens au XVIIIe siècle et acheté par la United Fruit Company, une société américaine, au début du XXe siècle. Les ruines mayas, qui abritent certaines des plus belles stèles précolombiennes du monde, sont par conséquent entourées… de plantations fruitières. Les plus anciennes des ruines datent de 550 environ (bien que le site ait été habité bien avant encore, d’après ce que j’ai pu comprendre). On sait que le nom de Quiriguá existait dès le VIIIe siècle, car il apparaît sur des sculptures de cette période. Quiriguá jouissait de relations étroites avec Copán, au Honduras, et les sculptures sur pierre des deux sites possèdent des caractéristiques communes. Quiriguá était bien plus petite que Copán et donc considérée comme moins importante, mais la domination de Copán s’écroula au VIIIe siècle, quand son souverain fut capturé par celui de Quiriguá, qui gagna ainsi son indépendance. Les ruines de Quiriguá comprennent une place autour de laquelle se dressent neuf stèles richement ornées, dont la plus grande mesure douze mètres de haut (dont huit au-dessus du sol, le reste étant enfoui). Près de là se trouvent les vestiges d’une pyramide autrefois imposante, une acropole en ruine et des sculptures de pierre qui auraient autrefois formé des autels. Les stèles et les autels sont décorés de figures humaines (certains personnages sont d’ailleurs dotés de barbe, élément inhabituel dans l’art maya ; je n’en avais encore jamais vu, en tout cas) et animales, dont des tortues, des grenouilles et des jaguars. Quiriguá est aussi célèbre pour ses représentations de créatures zoomorphes, en partie animales et en partie humaines. Voilà pour cette brève présentation du lieu. Difficile de retranscrire l’émotion que l’on ressent devant ces constructions bien plus solides que nos immeubles actuels, et qui se dresseront encore quand nos villes ne seront plus que ruines. Le mieux, je crois, reste encore de voir par soi-même. Le vol en hélicoptère, quoiqu’un peu mouvementé, a aussi été la bonne découverte de cette journée. Je retenterai l’expérience, à l’occasion. Suivez le lien pour en savoir plus sur ce baptême en hélicoptère.

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